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Vive la mi-carêmeFFix:force_popBdPhoto(0,7,0,1)

Brutt! Brutt! Brutt! cette formule magique ouvre les portes à Natashquan, durant la semaine de la mi-carême. Le soir venu, des personnages masqués, déguisés se promènent de maison en maison dans le but de mystifier les voisins, les amis, la parenté. Leurs hôtes essaient de les découvrir : « Lève ton masque et je te paie la traite.» Reconnu ou non, tu mérites bien un petit verre, ou un sucre à la crème, et c’est la fête de la parole qui éclate…

On peut bien se demander ce qui fait encore courir les mi-carêmes en 2011? Le goût de se déguiser et de passer incognito, de jouer des tours, de prendre un petit verre? Tout cela et plus encore. Si cette coutume venue du Moyen- Âge est encore vivante et fonctionnelle, c’est qu’elle a su s’adapter. C’est devenu une fête de famille et de village qui remplit une fonction sociale et esthétique. Elle favorise la communication et l’interaction, tout en apportant un peu de rêve et de merveilleux. – « C’est une semaine de joie et d’amitié, on dirait que tout le monde s’aime. »

Si la mi-carême est disparue peu à peu au cours des années 50-60, comme par magie, elle s’est enracinée à Natashquan, à Fatima et l’Ile-aux-Grues au Québec et à Chéticamp, en Acadie.

Ici et là, la tradition est vivante parce que jeunes et moins jeunes se l’approprient: - « C’est la plus merveilleuse fête au monde! »

Bérangère Landry


© Bérangère Landry
Au mitan du carême

Les Rois passés et la Chand’leur
La mi-carême attend son heure
Les couturières à leur moulin
Galons d’or et gants de satin

Aux p’tits magasins la bagosse
Un mannequin dans un carrosse
Mascotte à la belle épouvante
Dans l’clos du voisin car il vente

Le Jour venu… soir de tempête
Mais rien n’arrêterait la fête !
Et sur le banc de neige au vent
Glissent serpentins et rubans ~

Sous le costume on devient soi
Vie de misère : fringues de roi
Crêpons dentelles et crinoline
Car Jos ce soir est Joséphine

Au détour du Chemin d’en haut
Valet de trèfle As de carreau
Roi de pique et Dame de cœur
Nonne en cuir et voile de sœur

D’avoir trop fêté la joue blême
Chacun retourne à son carême
Et c’est le cœur assez chagrin
Que l’on se dit à l’an prochain !

Robert Cormier